Histoire

Au Panthéon, Jean Zay et Pierre Brossolette reposent désormais aux côtés de Victor Schœlcher et de Voltaire...


Jean Zay (1904 - 1944), grande figure politique radical-socialiste fut à 32 ans ministre de l’Éducation nationale et des Beaux arts du Front Populaire (à partir de juin 1936). On lui doit notamment la prolongation de l’obligation scolaire de 13 à 14 ans, la création de l’ancêtre du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) et du CNRS. Il fut également à l’initiative du Festival de Cannes.

Condamné en 1940 à la déportation à vie et à la dégradation militaire par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand pour désertion devant l’ennemi, il fut réhabilité, à titre posthume, en 1945, par la Cour d’appel de Riom. En 1944, alors qu’il était incarcéré à la Maison d’arrêt de Riom, trois miliciens se présentant avec un ordre de transfert pour Melun, se firent passer pour des résistants déguisés et l’assassinèrent dans un bois de l’Allier.

Son père étant juif alsacien, il subit une très violente campagne antisémite de l’extrême droite française et de la presse collaborationniste, le gouvernement de Vichy le présentant comme un juif franc-maçon antimunichois et pacifiste.

En 1926, alors qu’il était avocat, il fut initié à la Loge Étienne Dolet d’Orléans (GODF), atelier où venait d’être initié son propre père Léon Zay, directeur du journal radical-socialiste Le Progrès du Loiret.

 

Pierre Brossolette (1903 - 1944) fut reçu 1er au concours de l’École normale supérieure, avant d’obtenir l’agrégation d’histoire.

Il fut initié en 1927 dans la Loge Émile Zola de Paris. Ce franc-maçon assidu s’affilia ensuite en 1936 à une loge de Troyes (GODF). Il avait deux passions, le journalisme et la politique.

En 1941, il perdit son poste d’enseignant à cause de son appartenance à la Franc-Maçonnerie.

Pendant l’occupation, il anima plusieurs réseaux dont Libération Nord et l’Organisation civile et militaire composée de beaucoup de Francs-Maçons.

Pierre Brossolette fut arrêté en février 1944, sans être identifié immédiatement. Transféré en mars 1944 au QG de la Gestapo, il se suicida pour ne pas parler sous la torture.

Fraternité essonnienne universelle

Loge maçonnique du Grand Orient de France

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