Société

La fraternité universelle pour l'humanité

La relation entre les hommes et les femmes dépend de la manière dont nous nous reconnaissons. Tous les groupes sociaux sont ce qu'ils sont parce que leurs membres se reconnaissent comme tels. La manière de nous reconnaître dépend de nos cultures et l’ethnologie nous apprend qu’elle dépendait et se perpétuait par des rites sociaux qu’elle qualifie de rites de reconnaissance (salutation, adoubement, mots tribaux, etc.). Ces rites sont et font la culture des sociétés humaines. Toutes les formes de société reposent sur un système d’interdépendance de ses membres. Chaque acteur a besoin des autres pour agir et être là. Seulement les systèmes qui font culture sont différents et donc portent une définition, une qualification différente de l’être humain.

Nous avons globalement deux systèmes de société. Le premier est porté par la vision darwinienne de l’évolution où les forts mangent les faibles, où les prédateurs vivent des autres. Il s’agit là de sociétés de concurrences, dites aussi de prédation. Différents corps sociaux ou castes se constituent ainsi dans l’objet de survie. Ici la question de la fraternité pourrait seulement être évoquée à l’intérieur de groupes sociaux, entre chasseurs ou entre proies. Mais le système faisant modèle, il est peu probable que cette fraternité soit durable et les failles apparaissent rapidement pour des logiques d’intérêt dans un système où, quoi qu’il en soit, ce qui fait modèle est la prédation. Nous voyons simplement aussi de fait que, si fraternité il y a, elle ne peut pas être universelle. Ces modèles sont prisés des extrêmes droites…

L’autre système de société est un système de coopération où les acteurs mettent en commun les savoirs, les avoirs et les compétences pour un mieux vivre plus efficient. Le collectif parie alors sur l’harmonie des équilibres et c’est là la vision révélée par Claude Lévi-Strauss d’une humanité riche et complexe. Toute l’ethnologie s’est centrée sur l’étude de ces interdépendances, de ces coopérations. A l’inverse de Darwin voyant le monde en somme d’individus, d’autres éthnologues ont vu dans la nature des systèmes, notamment celui de co-évolution où, par exemple, le papillon vit du yucca et permet aussi sa pollinisation. Sans le yucca, le papillon ne peut pas vivre et sans le papillon, le yucca ne peut pas se reproduire. C’est ce que nous appelons aussi pour nos sociétés les systèmes de co-évolution dont la nature nous offre de multiples exemples. Une société humaine construite sur ce modèle est ce que l’on appelle une société de coopération où les talents sont mis en commun pour la survie de l'ensemble, partant du principe qu’un seul ne soulèvera pas une lourde charge mais que plusieurs le feront aisément. Dès lors, la construction des cathédrales devient possible.

Des frères de l'Atelier F.E.U.

Fraternité essonnienne universelle

Loge maçonnique du Grand Orient de France

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